Photo Polaroïd, comment ça marche ?

Photo Polaroïd, comment ça marche ?

Aujourd’hui on parle de Polaroïd, un procédé qui avait disparu en 2008, écrasé par le numérique, mais qui est réapparu en 2011, avec la sortie d’un boitier (l’Instax)  et de Film instantanés, pour le plaisir des amoureux du vintage et des nostalgiques.
Le Polaroïd, c’est un film photosensible que l’on met dans un boitier prévu pour,  et qui permet de faire un développement instantané.

La cartouche de film ressemble à une cassette plate, qui accueille les films et la batterie. Ne vous en faites donc pas si votre appareil photo ne fonctionne pas, c’est souvent à cause du manque de cette cassette. Par contre, si vous vous achetez un appareil photo à film instantané, je vous conseille de vérifier si le flash fonctionne correctement, c’est important, parceque la plupart des films vendus ont une sensibilité très basse et ne vous délivrera pas de photo sans un flash. (vidéo d’utilisations plus bas)

Je dis “film instantané” pour désigné ces films, car Polaroïd n’est en faite pas le bon terme, puisque c’est une marque. C’est un peu comme dire Frigidaire pour un réfrigérateur.

Aujourd’hui, une marque à d’ailleurs repris les usines Polaroïd et sort les mêmes formats de films et ces derniers sont donc adaptable aux anciens appareils photo instantanés, mais avec un procédé différent, car comme vous vous en douterez les recettes sont bien gardées, autant dire secrète.

Ces films sont donc produits actuellement par impossible Project, je ne fais pas de pub pour eux, mais ils ne sont pas beaucoup à faire des films actuellement, donc bon…

Et j’ai même envie de les remercier, car ce film n’a pas disparu grâce à eux en grande partie !

Ce que la plupart des photographes trouvaient intéressant avec le film instantané c’est le fait qu’il soit unique. La reproduction n’est pas aussi aisée qu’avec un négatif simple, voire des fois impossible. Il existe des façons d’en faire des négatifs, souvent sommaire ou difficile (je vous laisse chercher sur le net) pour reproduire ce procédé. Mais pour la plupart du temps, c’est un médium qui vous permettra d’avoir un résultat que vous ne pourrez reproduire exactement. Ce qui en fait un tirage unique.

L’histoire récente d’Impossible Project :

Quand Polaroïd a annoncé sa fermeture, beaucoup de photographes professionnels utilisaient encore ce film et étaient vraiment déçus de savoir que ce procédé allait disparaître.

La plupart en ont même fait des stocks pour pouvoir continuer à shooter, que ce soit professionnellement parlant ou pour le côté fantaisiste de la chose.

Ce sont les fondateurs d’impossible Project (Dr. Florian Kaps, André Bosman et Marwan Saba) qui reprirent les usines Polaroïd en 2008, avec parmi eux d’anciens employés de l’usine.

Le pari est fou, reprendre une entreprise qui a fait faillite, mais les fondateurs ne veulent surtout pas voir ce film disparaître et le résultat est à la hauteur de leur espérance. Aujourd’hui, le film impossible est vendu dans le monde entier et l’entreprise paraît prospère. L’année passée (en 2015)  est même sorti un nouvel appareil photo instantané de leurs usines, ça faisait des dizaines d’années que personne n’avait fabriqué ce genre d’appareil photo.

À vrai dire, tous les appareils photo à développement instantané que vous croiserez aujourd’hui ne sont que des vieux boîtiers. La production de ce genre d’appareil photo s’est arrêter il a bien longtemps, et la moindre personne qui travaille ou veux travailler avec un instantané devras s’en procurer un d’occasion.

Mais ça, c’était avant la sortie du boîtier d’impossible Project.

Le fonctionnement du Polaroïd :

La feuille qui sort de votre boîtier instantané est en faite muni de tous les produits qu’il lui faut pour enregistrer la lumière et développer le papier photo sensible. Ne surtout jamais essayer de démonter une boîte de papier, il serait bon à jeter, c’est le même principe qu’un film argentique.

La partie photosensible. Cette partie du film est composée de trois couches photosensibles pour la couleur et d’une seule pour le noir et blanc; ce sont ces couches qui seront exposées à la lumière et ce sera donc là que s’affichera votre photographie.

 

 

 

Avec les films photosensibles, on a besoin de produits pour développer une photo; généralement du  révélateur, un bain d’arrêt et du fixateur.

L’avantage du Polaroïd c’est que tout se trouve déjà dans la photo dans une petite capsule en bas du cliché.

 

Pour vous imager la chose, de profil ça resemble à ça.

 

 

De face c’est la capsule qui se trouve ici.

 

 

Le développement :

 

Au développement c’est assez simple, il se trouve généralement deux petits rouleaux en métal sur votre boitier Polaroïd dans lesquels va passer votre photo.

Ce qui a pour effet de faire éclater la petite capsule et d’étaler tout le produit qui va faire la réaction chimique uniformément sur votre photo.

 

 

Utilisations d’un appareil à film instantané :

Voici pour les quelques vidéos trouvées sur internet, montrant comment fonctionne les modèles d’appareil photo instantané les plus répandu.

Chargé un film dans un Polaroïd typ SX-70.

 

Chargé un film dans un Polaroïd 600.

 

La composition chimique :

Citation de document, source inconnu.

470. Procédé Polaroid. — Élaboré par E.H. Land, ce procédé d’inversion-transfert bien connu permet l’obtention simultanée d’un négatif et d’un positif. Il est donc utilise pour la réalisation de photographies « a la minute ». Il y a eu quelques controverses pour savoir qui, de Rott ou des laboratoires Agfa avait la priorité sur Land pour l’idée de l’inversion-transfert. Le fait est que le procédé Land mérite une mention à part, quant à l’originalité de sa réalisation et la qualité résultats obtenus. En voici le principe : un papier portant des germes de sulfure d’argent et destiné à servir de positif est déroulé de l’appareil photographique même. Il est mis en contact par des rouleaux presseurs avec la pellicule négative exposée, un révélateur solvant visqueux, provenant d’une gousse placée pres du rouleau positif, étant interposé entre les deux supports. Le bloc sandwich formé est tiré à l’extérieur à travers une fente transversale armée d’un couteau. Bien entendu les faces dorsales des deux éléments film et papier sont opaques à la lumière. Une minute après la mise en contact, l’image positive se trouve développée.

Le liquide visqueux contient un révélateur formé d’hydroquinone, soude caustique, sulfate de sodium et hyposulfite de sodium. Divers développeurs ont été préconises : la benzyl-sulfonyl-hydrazine (Woodward), les 4—amino-Z-benzylaminophénols (115), les 4-am1no-2—methoxyphenols (116), etc. Un autre brevet prévoit, en plus, une imine hétérocyclique solvante (acide cyanurique, barbiturique, uracile,hydantoïne) ou une base azotée, susceptibles de former un complexe avec le bromure d’argent (117). Le développement est extrêmement rapide, mais, simultanément, l’hyposulfite attaque les grains fins en donnant un argentithiosulfate qui diffuse vers la couche réceptrice. Celui-ci se trouve régénéré par réduction et est de nouveau immédiatement utilise, mais,

(113) A. Rott : Procéde’, mars 1948, p. 17.
(114) A. Rott et L. de Haes : J. Phat. Sci., janvier 1960, p. 26-32.
(115) Int. Polaroid Corp. : Br. angl. 900 155.
(116) Int. Polaroid Corp. : Br. angl. 902 313.
(117) Int. Polaroid Corp. : Br. franc. 1 155 868.

 

entre temps, il a transporté le bromure non exposé de la couche négative au papier, donnant ainsi, après réduction du sel transféré, une image positive noire ou brune, de pouvoir couvrant très élevé.
Pour que tout le processus soit possible, il faut que le développement soit plus rapide que la formation de complexe transférable. Il faut de plus que la réduction du complexe n’ait lieu qu’au contact du support positif. Le rapport, positif-négatif dépend du rapport des vitesses formation complexe-développement. Le rendement est optimal pour un équilibre des deux réactions.

La couche réceptrice contient 10(16) germes au m2 et il suffit de très peu d’halogénure d’argent dans le donneur pour qu’il fournisse des images utilisables, environ 25 fois moins : 400 mg de AgBr. par m2 (fig. 402).

L’image positive peut étre stabilisée par application d’une solution pâteuse acétique de polyvinylpyridine contenant un sel de zinc : il se forme des ions sulfure incolores (118). Pour éviter l’oxydation, il est aussi recommandé d’incorporer au papier de l’acide ascorbique et du tartrate d’éthyle. Normalement les films Polaroid sont destinés à produire par transfert une épreuve positive sur papier. Le négatif reste normalement inutilisable. C’est le cas des films en rouleaux 42 (200 ASA), 32 (400 ASA), 37 et 47 (3 000 ASA) et 410 (10 000 ASA) et des plan films 51 (200 ASA), 52 (400ASA) et 57 (3 000 ASA). Le développement de ces films se fait en 15 s.

Les films en rouleaux 146 L (160 ASA) et 46 L (l 000 ASA) fournissent des diapositifs en noir et blanc et des négatifs récupérables. Le 146 L est réservé au trait tandis que le 46 L développable
en 2 mn donne des diapositifs pour projection.

Enfin le plan-film PN 55 de 50 ASA fournit une épreuve sur papier et un bon négatif, aprés 20 s, de développement. Ce négatif doit étre clarifié dans l’eau courante ou mieux une solution de sulfite a 18°o, pendant 3-4 mn. Un durcisseur acide contenant du sulfite, de l’acide acétique et de I’alun (Kodak Fl-a) convient aussi pour enlever la couche de révélateur et le colorant anti-halo. Pour les films en couleur, voir la 4e partie.

Obtention de plusieurs copies. — Une copie n’utilise que 14% du sel d’argent disponible, après 30 s de contact. Cependant, le négatif, remis dans le révélateur en même temps qu’une seconde feuille de copie ne donne pas d’image. C’est que le rôle du solvant est important : en diminuant 1a teneur en hyposulfite jusqu’a une valeur optimum, on peut arriver quand même à tirer 3 copies. Le maximum théorique serait 7 copies (119). ~

(118) Br. franc. 1 105 617.
(119) A. J. Sievers : Phat. Sci. ethechn., mai 1955, t. 2, p. 75-78. — Sci. et Ind. Phat., septembre 1955, t. 26,
p. 371-372.
(120) Br. angl. 1 149 922 (1969).

 

745. Polacolor. — C’est un procédé de photographie en couleurs « a la minute » mis au point par la Société Polaroid d’aprés un principe imagine par Howard G. Rogers. Il s’agit, ici, d’un triple transfert simultané des trois colorants cyan, magenta et jaune, contenus en excès dans le négatif développé.

Cette opération est rendue possible par l’utilisation de substances nouvelles comportant une molécule colorante liée à une molécule de développeur par un groupe inerte. Celui-ci tient la partie réductrice éloignée de la partie chromophore. La première peut être formée par un 2.3-diphénol et la seconde par un colorant azoïque, 1e pont étant soit un atome de soufre, soit un groupe SO2, soit un groupe alcoyle, soit un groupe amide. De nombreuses combinaisons ont été ainsi réalisées (38), une des conditions de la synthèse étant le blocage préalable des groupes hydroxyles du développeur.
Dans le système le plus récent —— print system SX 70 -— les trois colorants développeurs ont des formules dérivées, pour le cyan, de la phtalocyanine cuivrique, et, pour le magenta et le jaune, de complexes chromiques, dont la particularité est une grande stabilité a la lumière (38bis). Le plus difficile à réaliser, dans les conditions d’une transmission convenable, dans le bleu, a été le magenta. On a effectué pour cela des combinaisons de colorants azoïques o-o’-dihydroxy et le chrome. Dans le cas du colorant jaune, la liaison diazoïque a été remplacée par une liaison azométhinique. On augmente la densité de l’image de transfert en ajoutant une substance susceptible d’inhiber la réduction de l’halogénure après un temps prédéterminé. Cela pour ne pas empécher le révélateur colorant non oxydé de diffuser à travers l’émulsion. Un acide thiobarbiturique à longue chaine a été préconisé a cet effet (39). L’emploi de composes quaternaires a par ailleurs été indiqué pour augmenter la qualité de l’image diffusée (40).

(34) Br. Amér. : 2 070222 et Br. Angl. 449678, 449 679, 449 749 et 449 750. Les négatifs de selection étaient obtenus a l’aide d’une camera munie de trois films et d’un système de miroirs tournants placés derrière l’objectif.
(35) Br. All. : 433 124 (1925).
(36) Br. Angl. : 878 149.
(37) J. Mahler :Phot. Sci. Engng., sept. 1963, p. 287.
(38) WE. Solodar, S. Lukas at M. Green : J. Chem. and Engng. Data, avr. 1964, p. 232-238. — A.A. Newman :
Brit. Phat. J., 23 mars 1962. -— Br. Angl. 853479, 853482, 857 879, 853 581, 938 862 (1963). — Br. Amér.
2 983 606 (1961).
(38 bis) H.G. Rogers et al.: J] Phat. Sci, mai 1974, p. 138-143.
(39) Br. Aug]. 938 864. .
(40) Br. Angl. 938 865.

La structure du film négatif est très complexe. II comprend, a partir du support (fig. 624) une couche contenant le développeur-colorant cyan, une couche d’émulsion sensible au rouge, une couche séparatrice, une couche contenant le développeur-colorant magenta, une couche séparatrice, une couche contenant le développeur-Colorant jaune, et enfin une émulsion sensible seulement au bleu (41). Le négatif, ayant été exposée, est immédiatement pressé contre le positif de transfert, en même temps qu’une gousse remplie d’un liquide fortement alcalin (42) est écrasée entre les deux éléments. Les sels d’argent touchés par la lumière sont très rapidement développés par les substances composites alcalinisées. L’opération dans chaque couche est terminée avant que les produits d’une autre couche aient diffuse.
Chaque développeur-colorant se trouve immobilisé aux endroits développés (43), mais le restant peut migrer jusqu’a la surface du film et être absorbé par la couche positive en contact. D’ou l’inversion automatique de l’image en couleurs. L’élément récepteur positif comporte non seulement la couche de transfert proprement dite qui retient les colorants diffuses, mais aussi, un polymère acide à longue chaine, adjacent an papier et séparé par une couche intermédiaire. Le rôle de ce polymére est de neutraliser l’excès d’alcali, afin d’assurer la stabilité ultérieure des colorants. L’opération complète de développement-transfert ne dure normalement que 50 s. Elle est un peu plus longue par temps froid.

Sensibilité ASA : 75, en lumière du jour. Avec des lampes a 3 200 K et des filtres Wratten 80 B +
CCZOB : 14 ASA.

(41) Br. Angl. : 853 478.
(42) Br. Angl. : 860 233.
(43) Br. Angl. : 853 480.

 

 

Et voilà ! Vous savez tout sur le fonctionnement d’un Polaroïd ! À bientôt pour un prochain article.

 

Commencez par apprendre la photo avec la série de ces trois articles :

Ouverture et diaphragme, la vitesse d’obturation et la sensibilité ISO.

Pour vous aider à devenir un pro de la photographie, une page référence les articles du blog photo.

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2 Comments

  • Sarah March 30, 2016 at 12:35 pm

    Bonjour,

    J’ai un gros problème que je n’avais pas avant avec le Polaraïd. Depuis que j’utilise les film Impossibl, mes photos palissent. Je ne peux plus les afficher sur mon réfrigérateur.
    Dois-je badigeonner ces photos au fixateur ? Que dois-je faire ?

    Merci.

    Sarah.

    Reply
    • Steven September 29, 2016 at 12:54 am

      Bonjour Sarah,

      Les films impossibles sont normalement de bonne qualité, est-ce que tu peux m’en dire un peu plus pour que je puisse t’aider ?
      Les badigeonner aux fixateur ne t’aidera pas, le film est déjà imprégné des bons produits.

      Deux solutions, soit tes films sont périmées, soit les rouleaux de ton appareil n’étale pas bien la chimie à la sortie.

      Reply

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